Editorial Cap Digital

Après 18 numéros consacrés à des marchés verticaux (l’éducation, la santé, l’édition, etc.) ou à des technologies transversales (l’impression 3D, la robotique, le big data, etc.) cette 19ème édition de la Lettre de veille prospective de Cap Digital s’intéresse à une question qui sous-tend l’ensemble de l’économie numérique, tous secteurs et technologies confondus : la formalisation du modèle économique des nouvelles entreprises, et notamment des modèles de revenu.

Le modèle économique et sa crédibilité semblent être la clé de voûte de la start-up, celle qui lui ouvre les portes des financements publics et privés et lui permettra ainsi de passer du prototype au produit, du concept à l’industrialisation.

Les attentes n’ont jamais été aussi fortes vis-à-vis de ces jeunes structures lancées par 2 ou 3 personnes et dont on espère qu’elles créeront les emplois de demain. De la French Tech à la visite du Président de la République au «French Tech Hub » en Silicon Valley, elles sont plus que jamais au centre des politiques publiques de relance économique. Sur les 34 plans annoncés dans le cadre de la « Nouvelle France industrielle », 15 au moins impliquent directement le numérique (véhicule à pilotage automatique, logiciels et systèmes embarqués, textiles intelligents, réseaux électriques intelligents, hôpital numérique, big data, cloud computing, e-éducation, souveraineté télécom, objets connectés, réalité augmentée, services sans contact, supercalculateurs, robotique, cybersécurité).

Le défi est de taille pour des start-up évoluant par essence au sein d’environnements en évolution technologique et économique constante. Ce qui rend les start-up si prometteuses, à savoir la découverte et la pénétration rapide de segments de marché encore non pré-emptés par les autres acteurs économiques, est précisément ce qui rend leur tâche particulièrement ardue. Dans ce contexte, et malgré la forte tradition dont jouit notre pays dans ce domaine, l’innovation technologique n’est pas nécessairement la clé, ou en tous cas pas la seule. Comme nous l’évoquons dans cette lettre, la connaissance pointue d’un secteur et la capacité à s’insérer dans un écosystème afin d’y apporter une valeur ajoutée pour les acteurs qui y pré-existent est un facteur de succès important.

Les modèles de distribution et de tarification, qui se tournent de plus en plus vers l’abonnement et la disponibilité de services hébergés dans le cloud, sont également déterminants. Certaines entreprises parviennent même à financer une partie de leur croissance en percevant les paiements de leurs clients avant la livraison effective du service.

« Le développement de l’entreprise dépend pour une part importante de l’efficience des dispositifs d’accompagnement »

Dans cette démarche de tâtonnement, les start-up ont besoin d’accompagnement. Les thinks tanks et autres publications prospectives leur permettent de réduire leur niveau de risque en améliorant leur compréhension du marché et en anticipant les évolutions émergentes. Les accélérateurs permettent aux fondateurs de gagner du temps dans l’identification de leur proposition de valeur, la formalisation de leur business plan et leur aptitude à pitcher devant des investisseurs à même de procurer les fonds nécessaires à la croissance de l’entreprise. Cette croissance passe ensuite par l’acquisition rapide d’une taille critique, sur le marché domestique comme à l’international.

Du concept à l’entrée en bourse, le développement de l’entreprise dépend donc pour une partie importante de l’efficience des dispositifs de soutien et d’accompagnement. C’est dans cette optique que Cap Digital annoncera, lors de ses Rencontres bi- annuelles organisées le 25 mars prochain au Forum des Images, la refonte de son dispositif destiné à accompagner les start-up dans leur démarche de financement. Nous vous attendons nombreux à cette occasion!

¦ L’équipe de veille Cap Digital

Chiffres clés

Quelques défis

5 milliards d’€

C’est le montant du crédit impôt recherche, qui concerne 20 000 entreprises en France (Source : Bercy)

215 millions €

Le montant des subventions pour La French Tech (source : La French Tech)

911 millions d’€

c’est le montant du capital-risque (VC) en France en 2013 (source : Chausson Finance)

1 900 millions € en 2012

d’aides « autres » :
– 700M€ de prêts par BpiFrance
– 600M€ de subventions régionales
– 600M€ de subventions des Fonds Européens
(Source : Chausson Finance, Bercy)

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