Editorial Cap Digital

Avec PariSFX en décembre, L’Industrie du rêve et l’IDIFF en janvier, mais aussi le Micro Salon et l’Ile de France Location Expo en février, l’hiver est un moment de rassemblement pour les industries de l’image. Après une année 2013 marquée notamment par le succès américain, mais « made in France », de «Moi, moche et méchant » (fabriqué dans les studios de Mac Guff), l’année 2014 sera l’occasion pour le secteur d’avancer dans plusieurs directions qui se sont récemment tracées.

Celle de la qualité de l’image tiendra une place importante. Dans le sillage de la haute définition, les attentes reposent désormais sur l’ultra haute définition (UHD), terme qui englobe familièrement à la fois le 4K (soit 4 fois la résolution de la HD) et le 8K (16 fois la HD). Alors que fabricants de téléviseurs et diffuseurs, notamment asiatiques et européens, multiplient les expériences à l’occasion de grands rendez-vous sportifs, l’attention devra également se porter sur les bénéfices utilisateurs, les contraintes de débit et de compression, ou encore la fréquence d’images. Ces thématiques seront cette année encore abondamment traitées, comme l’a montré le Consumer Electronic Show (CES), qui vient d’avoir lieu à Las Vegas.

En ce qui concerne de la création de contenus audiovisuels, les méthode de gestion des données média sont bouleversées par l’adoption de solutions en nuage, accessibles selon des modèles de SaaS (software as a service). Les enjeux d’économie de coûts dans un contexte d’investissements continus, mais aussi d’optimisation des processus de post-production entre producteurs et prestataires situés à distance, et souvent à l’étranger, sont majeurs. En réponse, plusieurs solutions se développent pour conquérir des parts de marché sur ce segment.

 « UHD, cloud, second écran, effets spéciaux : un secteur sous pression mais riche d’opportunités »

La conception de nouveaux services conçus pour le second écran devient donc stratégique afin de conserver l’attention d’un téléspectateur dont l’écran de télévision ne monopolise désormais plus l’attention. Nouveaux acteurs comme chaînes de télévision cherchent ainsi à occuper les premiers ces nouveaux territoires, difficilement monétisables aujourd’hui, mais qui finiront pas concentrer une part importante de la valeur liée à la consommation de programmes. Dans ce contexte technologique en constante évolution, les créateurs explorent de nouveaux territoires et apprennent à raconter des histoires de façon non linéaire, interactive et multi-support. Derrière cet objectif, c’est toute l’organisation du secteur de la production qui est amenée à se redéfinir : systèmes d’aides publiques, méthodes d’écriture, intégration de nouvelles compétences venues du web ou du jeu vidéo, attention portée au design d’interface et à l’expérience utilisateur, schémas de co-production, nouveaux diffuseurs, ou encore rapport renouvelé au « spectacteur ».

L’innovation est donc clé sur tous les fronts de la création de contenus, y compris dans le travail sur les effets visuels, qui ne sont plus le monopole de quelques films de science-fiction ou d’action et touchent désormais des genres moins spectaculaires mais en quête d’efficacité et de précision dans le rendu de leurs images.

Le festival PariSFX, organisé au mois de décembre à Enghien-les-bains par la Commission du Film Île-de-France avec le soutien de Cap Digital, a ainsi été l’occasion de revenir sur les dernières innovations en matière de prévisualisation d’effets spéciaux, d’utilisation de la réalité augmentée, ou encore de motion capture. C’est donc un secteur sous pression mais riches d’opportunités créatives, technologiques et économiques qui entame cette année 2014. La co-création, l’accompagnement des entreprises, l’organisation événements fédérateurs et les dynamiques de cross-fertilisation entre secteurs, que Cap Digital et ses partenaires travaillent à développer, seront plus que jamais clé cette année.

 

¦ L’équipe de veille Cap Digital

Chiffres clés

Quelques défis

24000

C’est le nombre d’emplois permanents dans les entreprises de (post)-production (source : Audiens et Commission Film Île-de-France, avril 2013)

1.4 milliards d’€

de CA de la production audiovisuelle (source : CNC, mai 2013)

1.3 milliards d’€

de CA de la production cinématographique (source : CNC, mai 2013)

1.2 milliards d’€

de CA des industries techniques de l’image (Source : CNC, mai 2013)

5070

entreprises de (post)production en Île de France (Audiens et Commission Film Île de France, avril 2013)

2095

C’est le nombre d’entreprises de(post)production en France, hors ÎdF (Source: Audiens et Commission Film Ile-de-France, avril 2013)

  • Applications, second écran

  • Cloud, SaaS

  • UHD

  • Préviz

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