Editorial Cap Digital

Situé au cœur de la plus vaste aire urbaine d’Europe avec plus de 10 millions d’habitants, Cap Digital consacre cette 14è édition de sa Lettre de veille prospective à la smart city. Qu’ils soient économiques, énergétiques, ou liés à la mobilité ou au logement, les défis auxquels la ville du XXIè siècle est confrontée appellent une gestion intelligente des ressources matérielles et immatérielles disponibles.

Dans ce contexte, le lien entre ville et numérique apparaît de plus en plus évident, le second devant rendre la première plus «intelligente». Largement présents dans la stratégie d’investissements d’avenir présentée par le Premier Ministre le 9 juillet dernier (5 Mds € par an pour les services de transport, 1,5 Md € pour le Nouveau Grand Paris, 5 Md€ pour le renouvellement urbain, 20 Mds € pour le très haut débit), ces deux thèmes sont réunis dans le contrat de filière numérique présenté le 3 juillet dernier, qui préconise d’«ouvrir le chantier des villes et territoires numériques».

Mais qu’y a-t-il derrière la «ville intelligente», et quel rôle y joue le numérique? Assurément il permet d’améliorer considérablement la mesure et l’exploitation de l’information dans la ville. D’un point de vue organique, le numérique permet d’abord de mieux ressentir la ville. C’est le rôle des réseaux de capteurs de plus en plus denses et présents non seulement au sein de systèmes dédiés, tels que les véhicules équipés d’appareils stéréoscopiques, mais également dans les terminaux mobiles, ou les automobiles. La mesure automatique de données par ces capteurs peut être complétée dans le cadre de démarches de crowdsourcing où le citoyen agit comme un maillon de la chaîne d’information, voire de décision dès lors que l’on rentre dans des initiatives d’e-démocratie, comme nous l’évoquions dans notre Lettre de veille prospective #10.

Des masses considérables d’information sont ainsi stockées, mais elles n’ont de valeur que si elles sont accessibles, à leurs détenteurs mais également à des tiers, et analysées via des solutions et technologies que l’on a pris l’habitude
de désigner sous le nom de «big data». Les algorithmes deviennent alors des outils efficaces d’aide à la décision pour les responsables urbains, dans la gestion de l’énergie et des transports par exemple, à condition que les données soit formalisées de façon claire et intelligible, sous la forme d’applications, d’infographie (dataviz), mais également d’univers virtuels faisant appel à la 3D temps réel.

C’est ainsi cette chaîne de mesure et de travail sur la donnée qui rend la ville intelligente en permettant au citoyen de prendre des décisions dans la vie de tous les jours, et au décideur d’évaluer les projets grâce à des outils de simulation capables de modéliser l’impact de plusieurs critères sur une rue, un quartier ou une ville. Quatre champs sont particulièrement impactés par ces changements: les transports, l’énergie et les services liés à l’environnement (notamment la collecte des déchets et des eaux usées, l’assainissement et la distribution d’eau), mais également le rapport du citoyen à la ville, tant à travers la qualité de service des administration que la participation aux décisions touchant la vie de la cité.

Le numérique donne donc aux décideurs des outils précieux d’aide à la décision et de gestion de ressources limitées en termes de budget, d’espace (stationnement, immobilier, voies de transport), ou encore d’énergie.

■ L’équipe de veille Cap Digital

Chiffres clés

Quelques défis

6,3 Mds de dollars en 2012

20,2 Mds de dollars en 2020, c’est le poids mondial du marché Smart Cities (source : Pike Research, février 2013)

60%

de la population mondiale vivra en ville en 2030 (Source: UN)

3 types de services

Energie, Transport, Environnement

4 types d’acteurs

Habitants, opérateurs, Groupes IT, Startups/PMEs

  • Image virtuelle

  • Big data

  • Technologies mobiles

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